dimanche 15 mai 2011

La chute d’un homme?

Dimanche matin 11 heures, en allumant ma télévision, quel fut mon étonnement de voir l’homme qui, depuis des semaines, est pressenti par les médias comme étant le candidat ayant le plus de chances de remporter la prochaine présidentielle française de 2012 être placé en garde en vue dans une cellule miteuse d’un commissariat de Harlem. Pire, il était accusé de viol!

Coup monté? Accusations frauduleuses? Pulsions incontrôlées de la part de Dominique Strauss- khan? Inconscience du personnage ? Devant le grand nombre de questions que soulève cette affaire, l’une des seules certitudes que l’on puisse avoir est que son avenir politique semble bien compromis.

En tenant compte du passé trouble de ce monsieur – il a souvent fait les manchettes, les ragots et  les quolibets pour ses relations extra-conjugale – certains ne s’étonneront pas de le voir empêtré dans de tels embarras aujourd’hui.

Cette nouvelle affaire qui vient éclabousser l’univers politique fait remonter à la surface un mal qui y est profondément enraciné. En effet, les scandales de mœurs y sont monnaies courantes ces derniers temps. Comment ne pas penser à Silvio Berlusconi et ses frasques sexuelles? Comment ne pas se rappeler de l’affaire Clinton-Lewinsky? Ou encore plus récemment au cortège de multiples épouses d’un certain Jacob Zuma?

Actuellement, le monde politique est bien terne. Affaires de corruption, mœurs légères, les problèmes s’accumulent et les revues people se frottent les mains. Ainsi, nous assistons à une montée inquiétante du cynisme au niveau des sociétés qui se traduit par un désintérêt croissant des populations vis à vis de la politique et qui s’exprime souvent par un taux de participation électoral bas. Idéalement, Les politiciens devraient être des modèles de vertu. Ils oublient souvent qu’ils sont les reflets de la société, que leurs gestes sont scrutés à la loupe et qu’ils devraient être des citoyens exemplaires. Dans les faits, de nombreuses études psychologiques démontrent que  la plus part des hommes politiques de nos jours n’ont pas véritablement d’idéaux – ceux-ci tanguent au gré des sondages -, ils ont une fâcheuse tendance mythomane en plus d’avoir un égo surdimensionné. En bref, la grande majorité d’entre eux ne sont pas des enfants de cœur.

Pour en revenir à monsieur Strauss Khan, comment  a-t-il bien pu compromettre son futur à ce point? Si l’on garde la tristement célèbre affaire Clearstream en mémoire, l’hypothèse d’un complot n’est pas à exclure non plus. Mais, si sa culpabilité est prouvée, l’on serait en face d’un exemple exceptionnel de comportement autodestructeur car par ses actions il vient de briser une  carrière qui aurait pu être mémorable. Nous aurons sans nul doute des réponses à nos questions dans les jours qui viennent.

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