dimanche 1 mai 2011

Ces évènements qui nous ont marqués ces derniers jours

Quoi de mieux qu'un bon petit classement pour débuter ce blog ?

mon premier top 5  sera donc un retour sur les évènements politiques qui nous ont marqués et continuent d'avoir une influence sur nos vies en ce début d'année. N'oubliez pas, d'autres top 5 drôles et sérieux du monde politique suivront au cours des semaines.

5: Au Canada, ces dernières années se suivent et se ressemblent, du moins en politique. À la tête d’un gouvernement minoritaire depuis 2006 – son mandat a été renouvelé en 2008 pour un autre gouvernement minoritaire – Stephen Harper se voit contraint d’affronter à nouveau le verdict des urnes le 2 mai prochain. Ainsi, depuis deux semaines, on voit arpenter d’un océan à l’autre les différents leaders politiques en mal de voix électorales. Dans les différents camps, les promesses et les coups bas fusent. Encore aujourd’hui, aucun parti politique ni aucun candidat ne se démarque de manière extrêmement significative. Donc, il serait bien ironique qu’après 300 millions de dollars dépensés et un vote où le taux de participation risque d’être désespérant, que l’on se retrouve à la case départ avec à Ottawa un gouvernement conservateur minoritaire à la tête du pays.
4e: Actuellement, si une étude était menée au niveau des médias pour voir le nom du continent le plus souvent cité dans les différents articles, il ne serait point étonnant de voir l’Afrique à la première place. De nombreux soulèvements populaires sont venus la secouer ces derniers mois. Nombreux y verront les signes de la déchéance de ce continent tandis que moi je préfère y voir le signe d’une prise de conscience des peuples, étape préliminaire à l’émancipation et au développement de toute société. Justement, en Côte d’Ivoire, après 10 années d’une crise politique et quatre mois d’une présidentielle rocambolesque, les derniers dés sont en train d’être jetés. Laurent Gbagbo l’usurpateur de pouvoir, reclus dans son bunker à Abidjan, acculé de toutes parts, continue à résister dans une folie suicidaire et meurtrière. Dans quelques jours, au moment où le cauchemar de ce pays sera terminé, espérons que les Ivoiriens et les Africains dans leur ensemble sauront prendre les leçons de ce désastre et aller de l’avant pour que plus aucune nation de ce continent n’ait à le revivre.
3: Des catastrophes naturelles naissent souvent de grandes décisions politiques. Suite au terrible tremblement de terre japonais suivi d’un tsunami le 11 mars 2011, on assiste à une levée de boucliers d’un point à l’autre du globe. Une gestion opaque de la crise par le gouvernement nippon à la centrale nucléaire de Fukushima a remis d’actualité la dangerosité de ce type d’énergie. On assiste de par le monde à une recrudescence du débat politique sur l’abandon du nucléaire. Ici au Canada, le sujet sera intensément débattu tout au long de la campagne électorale. Les Allemands viennent de décider la fermeture progressive de leurs centrales à partir de 2020. Après d’intenses débats, le parlement européen quant à lui n’arrive toujours pas à tomber d’accord sur un projet commun concernant la question. Les Américains « riscophiles » persistent et signent : « le nucléaire est et restera un élément important de la politique énergétique américaine ». Mais peut-on vraiment se passer de cette source d’énergie? Le débat est ouvert.  
2: En ce début d’année, au niveau de l’actualité politique, la vieille Europe n’est pas en reste. La crise économique, véritable fossoyeuse de gouvernement, y a fait de nombreuses victimes. On se souvient du gentil et corpulent premier ministre irlandais Brian Cowen, plein de belles promesses sur la reprise économique de son pays. Il a perdu son poste en mars! Au Portugal, depuis le 23 mars, le pays est sans gouvernement suite à la démission de son premier ministre José Socrates. En Espagne – candidat très probable pour être le prochain État européen à demander l’aide du FMI – le premier ministre Zapatero vient d’annoncer qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession en 2012, au moment où le pays est confronté à un chômage frisant les 20%! Demain, des secousses politiques s’annoncent en Grèce. L’Italie de Berlusconi criblée de dettes et de scandales de mœurs ne sera pas non plus en reste. Les temps qui arrivent s’annoncent durs, mais on peut parier que l’Europe saura se réinventer avec de la volonté et pourquoi pas la création d’une union politique aussi forte que l’union économique actuelle.
1er : Il y a de cela seulement cinq mois, personne n’y aurait espéré, personne n’aurait même osé y croire. On pensait – à tort – que les peuples arabes étaient réfractaires à la démocratie. Il aura fallu une flamme allumée, la mort d’un être désespéré, ne se voyant aucun avenir, continuellement brimé par les autorités de sa petite ville de Tunisie pour remettre en question l’ordre ou si j’ose dire les diktats imposés à plus de 200 millions d’êtres humains. Du Maroc à la pointe de la péninsule arabique, aucun pays ne peut se targuer de n’avoir pas eu à subir d’une manière ou d’une autre les soubresauts de la révolution arabe et tunisienne. Aujourd’hui, ce vent de liberté butte sur les gratte-ciels de Manama ou encore sur les dunes de Misrata. Demain, nul ne peut dire ce qui attend le monde arabe ou l’humanité dans son ensemble. La seule certitude que l’on puisse avoir est que de nombreuses dictatures – pas seulement moyen-orientales ou africaines – tremblent. La donne a vraiment changé, les moyens de communication plus développés aidant, les peuples sont épris de liberté et il sera extrêmement difficile de ne plus assouvir leurs attentes.

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