mardi 29 mai 2012

Un printemps érable ?



Bientôt une semaine que le Québec a vu défiler au centre ville de Montréal l’une des plus grandes manifestations de son histoire et plus de cent jours maintenant que de nombreux étudiants de la belle province  battent le pavé contre la hausse annoncée de leurs frais de scolarité.

Ce mardi 22 mai, dans une ambiance relativement bon enfant, bambins, parents, étudiants, syndicalistes, personnes du troisième âge et mêmes super héros masqués ont bravé la pluie et le soleil pour exprimer leurs convictions. Mais comment le Québec en est il arrivé là ? Une chose est certaine, le gouvernement libéral actuellement au pouvoir a très mal jugé la capacité de résistance de ses étudiants face à la réforme des frais scolaires. Sa dernière Loi 78 au lieu de calmer le tumulte n’a fait qu’envenimer les choses. Certains aujourd’hui – même s’ils exagèrent beaucoup – n’hésitent plus à comparer le pouvoir libéral à un gouvernement fasciste qui brime les droits et libertés de ses citoyens. Une autre grave erreur de monsieur Charest a été de jouer le temps et le pourrissement de la situation. Aujourd’hui les associations étudiantes sont prêtes à aller au bout de leur lutte et toute la province se retrouve en état d’ébullition. L’été risque d’être très…très chaud de ce coté de l’atlantique.

En revenant sur les dernières manifestations on peut constater que le mouvement étudiant – au risque de perdre son essence première - canalise aujourd’hui de nombreux déçus de la politique gouvernementale de Jean Charest. Mardi passé, dans la foule, il y avait un éventail de pancartes allant de l’indépendance du Québec au refus du plan économique nord. Des mouvements anarchistes et même des adhérents du Front de gauche français! Dans tout ca, difficile de s’y reconnaitre.

Mais peut-on carrément pour autant parler d’un printemps érable à l’instar des printemps arabes comme  le relatent de nombreux journaux dans le monde ? Faire de telles comparaisons revient à faire du sensationnalisme. Même si de nombreuses personnes veulent aujourd’hui la chute du gouvernement en place, la plus grande partie des citoyens québécois et étudiants solidaires de ce mouvement de contestation limitent leurs revendications à la négociation sur les droits de scolarité.

Le Québec est une province nord américaine qui a fait certains choix de société qui privilégient le collectif face à l’individualisme financier. La levée de bouclier du peuple québécois est donc due en grande partie au sentiment qu’aujourd’hui les gouvernants se sont engagés dans une fuite en avant remettant en cause les acquis sociaux durement obtenus les décennies passées. Il est vrai que les universités de la belle province souffrent d’un manque de financement mais il existe une multitude de solutions que l’on pourrait envisager plutôt que de faire payer directement les étudiants de leur poche. Par exemple certaines universités pourraient économiser des millions de dollars si elles ne se lançaient pas dans des aventures immobilières hasardeuses qui ont creusé leurs déficits! Le gouvernement pourrait aussi faire sa part en faisant plus d’efforts pour recouvrir certains impôts et taxes – pour les réinvestir dans l’éducation - qui lui échappent frauduleusement comme dans le secteur de la construction. Demander aux étudiants de payer plus – même si on leur promet des bourses complémentaires – est un raccourci qui risque dangereusement d’hypothéquer les études d’une grande partie de la future génération québécoise.

Le gouvernement Charest a-t-il compris les avertissements lancés par la rue ces cent derniers jours ? Les négociations directes qui ont repris cette semaine et l’avenir nous le diront. 

dimanche 1 avril 2012

Faits divers



Texte de Guillaume Saliah
guillaume.saliah@hec.ca
La campagne à l’investiture française bat son plein, rappelons simplement que le 6 Mai prochain, nous serons fixés sur l’identité du prochain président de la république française. Pendant ce temps, Dominique Strauss-Kahn attire toujours l’attention, une mise en examen oui, oui! Avouez-le, ce n’est même pas si étonnant après toutes les aberrations entendues sur le monsieur dans la dernière année. La théorie du complot peut convaincre certaines personnes pour un temps, mais là, c’est trop. L’homme est au sol et toutes ses frasques ne lui permettront jamais de se relever. Ce qui est véritablement étonnant, c’est qu’à peu près au même moment l’année dernière, il était toujours directeur du FMI et candidat socialiste pressenti pour la campagne qui se déroule actuellement. Comme quoi la roue tourne et dans ce cas précis, elle tourne très vite!-

- Dans un autre ordre d’idée, je dis bravo! Je dis bravo à M. Abdoulaye Wade, je dis bravo parce que c’est avec classe qu’il termine son mandat. Le Sénégal peut être fier du déroulement des élections. Il semblait, à tout le moins aux yeux d’un observateur étranger, que le scénario de la Côte d’Ivoire voulait se répéter, mais la volonté politique en a décidé autrement. On pourra dire ce que l’on veut, mais malgré que tous les éléments soient réunis pour qu’éclate un conflit au Sénégal, il n’y a eu aucun dégâts.  Le vieux Gorgui, comme les gens le surnomment, a prouvé que les Sénégalais pouvaient assurer un processus électoral sans bain de sang et s’établir comme des exemples pour l’ensemble du peuple africain. Souhaitons simplement que le Mali, victime d’un coup d’état, suive cet exemple. Je dis également bravo au nouveau président Macky Sall! J’espère sincèrement qu’il répondra présent lorsqu’il sera le temps de mettre ses nombreux projets à exécution.

-Un accord de libre échange entre le Canada et le Japon, vraiment? Saviez-vous que les Japonais sont parmi les peuples les plus nationalistes de la planète. Alors qu’est ce qui se passe? Nous ouvrons nos frontières aux Japonais qui ne voudront probablement pas de nos produits et par le fait même, on créée plus de concurrence dans notre propre cour. Monsieur Harper, expliquez moi  à quoi vous pensez?

-Pour conclure, je ne peux passer sous silence un évènement historique qui s’est déroulé au début du mois. La Cour pénale internationale, après 10 ans d’existence, a rendu son premier jugement. Elle a déclaré Thomas Lubanga coupable d’enrôlement d’enfants soldats. Il s’agit là d’une annonce choc et d’un début prometteur. En effet, la CPI n’entend pas s’arrêter là et vise maintenant dans son collimateur d’autres criminels internationaux d’envergure. Le processus est bien en place, ce qui accélèrera les audiences augmentant ainsi le nombre de criminels internationaux sous les verrous. Terminée l’impunité des criminels de guerre et vive la justice!

La Cour pénale internationale constitue un outil nécessaire à notre société. Je m’explique très mal que certains pays n’aient toujours pas ratifié le statut de Rome, document créateur de cette cour qui sert à protéger les victimes démunies, les habitants des pays les plus opprimés de la planète. Si les pays développés sont aujourd’hui en mesure d’assurer leur propre justice, ce n’est pas le cas de la majeure partie du globe. C’est donc à la société internationale de s’assurer de protéger ces populations des abus de leurs dirigeants politiques.

dimanche 4 mars 2012

Bienvenue chez les « fous »



Ces derniers temps, l’on savait que l’Europe était en crise. L’on pensait que cette crise était financière mais elle est entrain maintenant de virer à la folie identitaire et nationaliste.

Dans le sud, les Grecs ne savent plus à quels saints se vouer. Devant la dureté des contraintes budgétaires qui leurs sont imposés, ils ont trouvé la brillante idée d’accuser l’Allemagne « nazie » de tous leurs maux. Oui, vous avez bien entendu! À les écouter, les Allemands seraient redevenus des nazis foux furieux qui voudraient la peau de leurs concitoyens européens. Ont-ils oublié que ce sont leurs dirigeants qui ont maquillé les comptes publics grecs durant des années. Ont-ils oublié que ce sont leurs concitoyens qui trouvent milles et une astuce pour s’affranchir de l’impôt public ? L’État grec est en faillite et les principaux responsables sont les hellènes eux-mêmes. Triste Grèce, comment continuer à la défendre face à tous ceux qui réclament sa mort si elle-même se laisse aller à de tels propos? Aujourd’hui la Grèce devrait se faire assister par ses partenaires européens pour qu’elle évite la faillite, mais les Grecs ont tout intérêt à reconnaître leurs erreurs pour éviter que l’histoire ne se répète. Rejeter la faute sur les autres est un comportement puéril et suicidaire qui à court terme risque de faire perdre au pays les rares élans de sympathie dont il bénéficie à l’étranger.

Au nord, la situation n’est pas bien meilleure. Entre une Angleterre qui renoue avec ses vieux démons tchatchériens et une France où la campagne présidentiel sent le Halal nauséabond, l’on dirait bien que nos amis européens s’ils ne marchent pas encore sur la tête sont tout de même au bord de la schizophrénie. Plus précisément, prenons le cas de la France, le cas de cette belle république porteuse de valeurs égalitaires et progressistes fortes qui se laisse aller à des échanges politiques bien bas. Alors que son économie peine à se remettre de la dernière crise, que les délocalisations d’entreprises risquent d’être au pays ce que la cigüe fut à Socrate, l’on se serait attendu à ce que l’économie occupe l’essentiel de l’espace public - que des idées novatrices pour que la France redevienne compétitive économiquement soient abordées- pour cette campagne post crise économique. Mais non,  le parti au pouvoir se congratule, se gargarise de chasser sur les terres de l’extrême droite et  n’a de thèmes de campagne en tête que l’interdiction du vote étranger qui pourrait conduire à une « halalisation » des cantines scolaires. No comment.

Tandis que nos amis grecs ne font pas très fort d’accuser les Allemands de tous leurs maux, la Françe devraient aussi arrêter de voir en l’immigrant et de surcroit celui ayant une religion différente de celle qui est historiquement présente sur le territoire la raison de toutes ses difficultés. L’Europe est en crise et cette dernière qui à des origines économiques est entrain de mener tout droit à des confrontations sociales. Les politiciens européens feraient bien mieux de trouver des solutions aux véritables problèmes économiques qui minent leurs pays plutôt que d’orienter la colère des foules vers d’autres pans de leurs concitoyens.

Le monde change et il change très vite. Ce dernier n’aura pas le temps d’attendre le vieux continent qui s’il ne se reprend pas très vite risque fort bien de se voir distancer par ses concurrents américains et asiatiques.

dimanche 19 février 2012

Une « vieille » histoire de politique africaine



Si je vous parle d’Abdoulaye Wade au Sénégal, d’Alpha Condé en Guinée ou encore de Laurent Gbagbo l’ivoirien, trouveriez vous facilement le point commun parmi ces trois personnages? Oui vous pouvez me dire qu’ils ont tous été présidents de leur pays ou encore qu’ils sont tous passés par la case prison pour leurs convictions politiques. Mais, plus loin, je vous dirai qu’ils ont tous porté le manteau « d’éternel » opposant avant d’accéder à la magistrature suprême de leur pays.

L’éternel opposant, ce sobriquet qu’ils aiment tant s’approprier peut expliquer aussi leur tendance à se croire comme unique détenteur de la vérité et des solutions à tous les mots de leur pays.  Ces éternels opposants se sont très souvent transformés en principal problème à leur nation.  Hier, Laurent Gbagbo, par son obstination a mis la Côte d’Ivoire à feux et à sang. Aujourd’hui, Abdoulaye Wade, par son entêtement est entrain de conduire le Sénégal vers l’abîme. Demain, Alpha Condé fera t’il preuve de la même étroitesse d’esprit? Les premiers actes qu’il pose font déjà peur. Mais, au-delà de ces quelques dirigeants, pourquoi la plupart des gouvernants africains font il autant preuve de « stupidité » en s’accrochant à leur fauteuil présidentiel?

Leur histoire et le contexte sociopolitique dans lequel ils ont évolué sont les principales explications à ce problème. La plus part de ces politiques ont la soixantaine passée et on a bien l’impression qu’ils ne sont plus en adéquation avec les désirs de changement et d’expression démocratiques de leurs concitoyens. Cette ancienne génération de dirigeants africains ayant connu la colonisation, les luttes pour l’indépendance et les batailles politiques souvent sanglantes qui ont suivi ne peuvent gouverner avec l’ouverture d’esprit demandée à tout gouvernant éclairé du 21ème siècle.

Ils vivent avec des schémas de pensée et des repères obsolètes. Abdoulaye Wade qui est né dans les années vingt a connu le colonisateur tout puissant dont l’autorité était incontestable, il a connu les premiers régimes africains dont l’autorité était toute aussi incontestable ; aujourd’hui il ne répète que ces schémas en pensant vivre toujours à une époque où l’autorité qu’elle ait tord ou raison est incontestable.

Monsieur Wade, Monsieur Condé, les temps ont changé et la génération d’africains que vous dirigez ne courbera plus l’échine devant des décisions insensées. Cette génération veut des résultats et n’hésite plus désormais à réclamer des comptes.

Au contraire du dicton célèbre affirmant que les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent, je dirai plus que les dirigeants sont le reflet de leur vécu. À l’ère d’internet et de la rapidité, les États africains sont encore mués par l’archaïsme, le manque de vision et l’immobilisme de ses politiciens qui malencontreusement tentent d’imprégner leurs valeurs désuètes à leurs gouvernés.

 Aujourd’hui à l’image des ces éternels opposants, l’Afrique en générale est gouvernée par une lignée de potentat qui ne mérite rien de mieux que la retraite anticipée. Sur notre continent la moyenne d’âge des dirigeants frise la fin soixantaine alors que dans les pays développés elle tourne autour de 55 ans.

Aujourd’hui, il faut dépoussiérer les têtes pensantes africaines. Ces « éternels » opposants qui arrivent à la tête de nos états en plus d’être égocentriques sont autant à cours d’idées que les dictateurs qu’ils ont remplacés. Les vieux politiciens qui peuplent nos assemblées ne sont plus en phase avec l’évolution et le mot démocratie est souvent pour eux un concept nébuleux.

L’Afrique n’est pas uniquement peuplée de momies à la soixantaine passée et ses jeunes talents doivent occuper l’arène publique pour véhiculer des idées neuves et novatrices pour son développement. Pour être moins vulgaire que la rue arabe, l’on ne dira pas « dégage » à nos vieux gouvernants ; on leur dira tout simplement de libérer la place car la plus part des acteurs de cette génération sont les responsables de plus de quatre décennies perdues pour l’Afrique.

lundi 30 janvier 2012

Chroniques du Sénégal : de la musique au pouvoir


Par Guillaume Saliah : Guillaume.saliah@hec.ca



À un mois de l’élection du prochain président du Sénégal, je profite de l’occasion pour parler de l’un des candidats, le célèbre artiste d’origine sénégalaise qui brigue la présidence, Youssou N’Dour.

Le conseil constitutionnel à Dakar vient tout juste de rejeter la candidature du musicien sous prétexte qu’il n’aurait pas suffisamment de voix l’appuyant. Une requête d’appel a été déposée et les membres du conseil rendront un jugement définitif pour déterminer si la décision sera maintenue.

De nombreuses théories pullulent au sujet de ce curieux refus, le principal intéressé est lui-même convaincu qu’il s’agit d’une manigance du président sortant Abdoulaye Wade. En effet, la question se pose, les preuves semblent soutenir la  thèse du complot et un autre refus ne ferait qu’attiser la tension latente. Le Sénégal vibre au son des manifestations depuis l’annonce validant les candidats qui s’affronteront le 26 février prochain. Un large mouvement de contestation s’oppose majoritairement à la candidature de l’octogénaire Abdoulaye Wade qui souhaite briguer un troisième mandat. Ceci créée des remous car il contrevient à l’article 27 de la constitution du pays qui se lit comme suit :
Cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire. »

Abdoulaye Wade a lui-même participé à la rédaction de cette constitution et il est regrettable de voir un président tenter de contourner le texte de justice le plus fondamental de son propre pays. Le plus désolant dans l’affaire, c’est que le président Wade n’a pas besoin de regarder bien loin pour trouver des situations similaires. Rappelons que le continent africain dénombre plusieurs hommes politiques qui ont tenté désespérément de conserver le pouvoir de leur pays respectif. À ce jour, l’affrontement n’a pas été à leur avantage que ce soit en Côte d’Ivoire, au Niger, en Tunisie, en Égypte et plus récemment en Lybie. Il ne manquerait plus qu’un conflit armé éclate  et que la communauté internationale s’en mêle un fois de plus.

Maintenant, parlons de Youssou N’Dour. Certains l’adorent et d’autres le méprisent, mais chose certaine : il ne laisse personne indifférent. Personnellement, je me tiens dans ses rangs et je trouve qu’il serait un modèle pour les Africains et un très bon candidat pour son pays.

Auteur compositeur,  il figure parmi les plus grands artistes de la dernière décennie. À l’heure actuelle, sa notoriété n’est plus à faire et ses mélodies résonnent dans les systèmes audio de plusieurs foyers à travers le globe. Inutile alors de considérer les propos de ceux qui insinuent que sa candidature vise à s’attirer de la publicité gratuite afin de hausser sa popularité. À l’heure actuelle sont implication dépasse largement la tentative de s’attirer des sympathies. Il a d’ailleurs été l’une des malheureuses victimes des policiers sénégalais en marge des manifestations de cette fin de semaine.

Fils de la médina de Dakar, son parcours atypique l’a mené aux quatre coins du monde. C’est justement ce qui fait la joie de ses détracteurs. En effet, plusieurs reproches fusent à propos de son manque d’éducation. Et oui, Youssou N’Dour n’a qu’un très faible niveau de scolarité et c’est malheureusement un élément qui semble être un pré requis pour les descendants de l’illustre Léopold Sédar Senghor. Voilà ce qui semble être son plus lourd handicap dans sa quête vers l’investiture sénégalaise.

Cependant, plusieurs autres éléments militent en sa faveur; notamment, son sentiment d’appartenance inconditionnel à sa patrie. L’artiste symbolise en effet le vrai patriote sénégalais. Rappelons simplement qu’il aurait été facile pour lui de faire comme bien d’autres et de s’exiler après avoir connu la gloire à travers le monde. Au lieu de cela, il a choisi de rester dans son pays et de s’impliquer concrètement dans la société.  Que se soit par son programme de microcrédit, par les chaines de télévision ou de radio qu’il possède ou simplement les évènements culturels qu’il organise, Youssou N’Dour tisse des liens avec sa communauté depuis des années.

Maintenant que nous avons couvert son implication au sein de sa communauté, parlons de son rôle d’ambassadeur à travers la communauté mondiale. Quoi de mieux qu’une personne de sa stature pour représenter son pays de manière officielle. Depuis déjà plusieurs années, il le fait de façon officieuse.  Il supporte bon nombre d’organismes (Amnesty International, Ambassadeur de bonne volonté, UNICEF, Bureau International du travail). De plus, en 1985, cinq ans avant la libération de Nelson Mandela, il a démontré son engagement pour la démocratie en organisant un important concert revendiquant la libération du célèbre Madiba.

En terminant, il n’est peut être pas le plus éduqué mais chose certaine, mais c’est sans conteste un excellent choix pour représenter le pays. Espérons pour le Sénégal et pour l’Afrique en général que la justice sera rendue et que le conseil constitutionnel décidera de revenir sur sa décision.