5è : Il cavaliere est de retour sur le devant de la scène. Cette fois, au moins, ce ne sera pas pour ses prétendues relations sexuelles avec mineurs ou autres frasques dignes d’un don juan raté. L’Italie est en crise ; Silvio Berlusconi en plus de lui appliquer une cure d’austérité budgétaire s’y comporte comme un dictateur tropical. Dans les coulisses du parlement Italien, il vient d’y faire voter une loi stipulant que dorénavant tout avocat peut présenter un nombre illimité de témoins devant une cours de justice. En Italie, les mafieux et le cavaliere doivent être bien heureux. Pour donner l’exemple, il n’y a plus d’obstacles à ce que le verdict du Rubygate tombe en 2050!
4è : Si le Sénégal est connu pour sa culture, ses plages ou son hospitalité, il est aussi en Afrique, l’un des rares pays qui peut se targuer d’avoir une démocratie plus ou moins fonctionnelle. Son très « vieux » président vient d’en faire l’amère- expérience. Abdoulaye Wade, 83 ans, pensant avoir trouvé l’idée du siècle pour faciliter sa réélection ou celle de l’un de ses proches à la prochaine présidentielle sénégalaise vient d’être débouté par la rue. En effet, il a essayé de réformer la constitution pour y introduire de nouvelles dispositions qui ont été catégoriquement rejetées lors d’importantes manifestations populaires à Dakar. Dans la force de l’âge, l’on se demande bien ce que monsieur Wade peut encore apporter au Sénégal?
3è : il est bien difficile d’être le président de la première puissance planétaire. Ces derniers temps, Barak Obama fait face à une multitude de problèmes qui viennent secouer son mandat. De la crise économique à la réforme phare de sa présidence, soit celle de l’assurance maladie, ses obstacles semblent bien insurmontables tant les républicains lui mettent des bâtons dans les roues. Pauvre Amérique, alors que le navire prend l’eau de tous cotés, ses dirigeants semblent plus préoccupés à se chamailler stérilement qu’à travailler à faire regagner au pays son prestige d’antan.
2è : Souvent, un dictateur peut bien en cacher un autre. Alors que le gros des efforts de la communauté internationale est tourné vers la Lybie de Mouammar Kadhafi, Bachar El Assad lui peut se donner à cœur joie à son jeu favori qui se résume à casser du manifestant. Le président syrien a perdu toute crédibilité et ne mérite plus d’être à la tête de sa nation. L’histoire se rappellera surement de lui comme d’un barbare ayant exterminé des centaines de jeunes manifestants au char d’assaut.
1e : De Damas à Londres, même si les causes ne sont pas pareilles, la révolte populaire gronde. David Cameron est subitement passé du donneur de leçons à celui qui doit prendre des décisions fortes pour arrêter les émeutes qui secouent son pays. Contre toute attente, il a privilégié un discours de fermeté et annoncé qu’il n’y aura aucune tolérance à l’égard des émeutiers. Il est vrai que les casseurs n’ont aucune excuse, mais condamner à tout va est une vision simpliste et ridicule de ce phénomène social et ne résoudra pas les problèmes de l’Angleterre. Dans leur intérêt, les Britanniques devraient essayer de comprendre les raisons qui ont conduit ces jeunes à se comporter de la sorte.


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